dimanche, juin 01, 2008

le sommeil du juste

Je l'observe, il dort paisiblement,
du sommeil du juste... comment peut-il ?
Comment peut-il être en paix avec tout le mal qui gronde en lui?
Je le regarde et j'ai envie de lui passer la main dans les cheveux,
tendrement...comme une mère à son enfant, mais l'envie est furtive,
sa haine me saute au visage et me lacère les entrailles,
et comme un film, des images brutales défilent devant mes yeux.
Je le sens, je suis à la limite, je vais bientôt franchir le seuil qui me préserve de la haine.
Je ne veux pas céder pour souffrir de ces mêmes sentiments violents qui ont rongé à petits feux sa paix intérieure jusqu'à l'annihiler complètement.
Peut-on être entièrement mauvais?
Je me refusais à l'admettre et c'est cela qui m'a conduit à mes déboires...
Le mal est-il inhérent à la race humaine?
Je le refuse. Je ne peux pas.
Pour l'instant, mais je ne suis pas loin d'arriver à cette conclusion fataliste,
il n'y a rien à sauver chez certains d'entre nous...
et certains d'entre nous ne veulent pas être sauvés...

le diable avait un visage d'ange...

Qui l'aurait deviné?
Le diable a pris le visage de l'ange le plus beau
et il m'a confondue.
Nous avons entamé une longue descente vertigineuse
et aujourd'hui nous sommes finalement arrivés en Enfer...
Au bout de quatre années difficiles.
Mon péché?
D'avoir cru qu'on pouvait changer un homme.
Quel en est le prix à payer?
L'expiation par la douleur.
Pourquoi sommes-nous si bornés
qu'il nous faut souffrir pour apprendre?
Jusqu'à quel point la douleur est-elle supportable?
Rimbaud a-t-il raison lorsqu'il dit que
"le plus insupportable est que rien n'est insupportable?"
Quel est ma limite?
L'Enfer est sombre et froid,
ses chemins sont parsemés de haine,
je n'appartiens pas à ce monde
Je vous en supplie,

aidez-moi...