Je l'observe, il dort paisiblement,
du sommeil du juste... comment peut-il ?
Comment peut-il être en paix avec tout le mal qui gronde en lui?
Je le regarde et j'ai envie de lui passer la main dans les cheveux,
tendrement...comme une mère à son enfant, mais l'envie est furtive,
sa haine me saute au visage et me lacère les entrailles,
et comme un film, des images brutales défilent devant mes yeux.
Je le sens, je suis à la limite, je vais bientôt franchir le seuil qui me préserve de la haine.
Je ne veux pas céder pour souffrir de ces mêmes sentiments violents qui ont rongé à petits feux sa paix intérieure jusqu'à l'annihiler complètement.
Peut-on être entièrement mauvais?
Je me refusais à l'admettre et c'est cela qui m'a conduit à mes déboires...
Le mal est-il inhérent à la race humaine?
Je le refuse. Je ne peux pas.
Pour l'instant, mais je ne suis pas loin d'arriver à cette conclusion fataliste,
il n'y a rien à sauver chez certains d'entre nous...
et certains d'entre nous ne veulent pas être sauvés...
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